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Les familles roms installées à Saint-Etienne ne doivent pas être expulsées. Le maire doit aller au bout de son engagement public.
lundi 5 mars 2007, par Georges Günther


Yasmina et Doïna-squat de Montplaisir-février 2007-©mpv - 63.7 ko
Yasmina et Doïna-squat de Montplaisir-février 2007-©mpv

Le réseau de solidarité avec les familles roms de Saint Etienne a tenu une conférence de presse à l’approche du 15 mars, date de la fin de la trêve hivernale pour les expulsions.

Grâce à la solidarité, les familles roms se sont installées depuis maintenant 7 mois au « squat 21 » rue Béraud (suite à leur expulsion à la pelleteuse du terrain du Clapier par la mairie et le préfecture,(voir St-Etienne : familles Roms avec enfants expulsées, caravanes écrasées au bulldozer), et depuis 4 mois (depuis le 22 octobre) dans l’école maternelle de Montplaisir rue de Terrenoire pour ne pas rester dans la porcherie dans laquelle la mairie les avait installées (voir Voici comment la ville de St-Etienne réinstalle les familles Roms : une honte ! et Les familles roms de la rue Apollinaire se sont réinstallées dans des conditions plus conformes a la dignité humaine).

La petite amélioration de la vie quotidienne, avec l’eau courante, l’électricité et la chauffage, la stabilité rendue possible par l’installation dans ces deux squats a permis la scolarisation des enfants (aujourd’hui 20 enfants sur 24 de moins de 13 ans sont scolarisés) et leur inscription au Centre de Loisirs, l’amélioration du suivi médical, la recherche de travail, un meilleur accompagnement dans les démarches administratives, un travail d’alphabétisation et d’échange de langue roumain-français, l’amélioration dans l’approvisionnement en matériel et en nourriture. Des liens se sont noués avec les associations et les habitants.

Départ pour l’ école de la Veüe-©mpv - 88.8 ko
Départ pour l’ école de la Veüe-©mpv

C’est bien la preuve que le respect d’un minimum de dignité, favorise l’intégration de ces familles dans leur environnement, le développement de la solidarité, la construction de projets.
Plusieurs soirées d’informations ont été organisées : le 7 octobre à l’initiative du Centre Social de la Rivière-Valbenoite avec 150 personnes, le 30 novembre à l’église de Montplaisir avec 120 personnes, et 120 personnes ont participés au réveillon de la Saint Sylvestre. Autant de moments d’échanges,de convivialité, de culture, pour mieux se comprendre. Aujourd’hui la présence des familles roms à Centre 2 et à Montplaisir, ne pose pas de problèmes majeurs avec les habitants.

Le réseau de solidarité s’est considérablement élargi et renforcé. Une centaine de personnes y participent activement. Plusieurs associations en font partie (ATD Quart Monde, ALPHA, ATTAC, l’association solidarité roms, le DAL, la LDH, Tous les Chemins mènent aux Roms, le Secours Catholique, les Réseaux citoyens de st-étienne). Un travail en partenariat fonctionne avec plusieurs autres associations et réseaux notamment RESF, le centre social de Valbenoite-la Rivière, le centre social Espace Loisir, le CCFD (Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement), des personnes de la paroisse du centre St Augustin, et également avec les enseignants du quartier de Centre 2, la PMI, Emmaüs...
Il est extrêmement important de souligner la diversité de ce réseau. C’est de cette diversité qu’il tire sa force et sa vitalité, pour que les familles roms puissent gagner des droits fondamentaux, le respect de leur dignité.

Le réseau est engagé dans une véritable démarche de construction. Il ne se contente pas de simplement poser les problèmes et d’interpeller en attendant que d’autres, "les politiques", trouvent des solutions. Au-delà de cette simple attitude de délégation, le travail de solidarité vise à trouver et à mettre en route des solutions alternatives aux politiques actuelles majoritairement basées sur l’exclusion et la stigmatisation, des solutions alternatives de solidarité et de partage, axées sur la dignité et les droits de l’homme.

Les enfants de Florian - anniversaire au squat 21 - février 2007 - ©mpv - 69.2 ko
Les enfants de Florian - anniversaire au squat 21 - février 2007 - ©mpv

Plusieurs familles roms prennent une part active à ce processus. C’est un point fondamental. Le réseau de solidarité ne parle pas et n’agit pas au nom des roms, mais permet aux familles d’intervenir pour conquérir des droits et leur dignité. On ne gagne pas des droits si les premiers concernés ne deviennent pas eux même une force d’intervention.
Plusieurs groupes de travail ont été mis en place : pour la scolarisation des enfants et les loisirs, pour la santé, le logement, l’alimentation et le matériel pour la vie quotidienne, les problèmes juridiques et avec la police, le travail, l’échange de langues. Ces groupes permettent à la fois d’organiser la solidarité concrète, de régler les urgences, et aussi de rassembler des informations précises, de creuser la réflexion pour améliorer l’accès aux droits, en gagner de nouveaux. Ils sont ouverts à toutes celles et ceux qui souhaitent apporter leur pierre.

Des projets sont également en préparation :
-   la participation au prochain FSL de St Etienne avec le dimanche 18 mars un atelier sur le thème « Les raisons des migrations. Témoignages de migrants d’Europe (Rroms) et d’Afrique sub-saharienne (Angola, Congo Brazzaville, République démocratique du Congo) »( voir sur le site du Portail pour l’accès aux droits sociaux),
-   une journée d’information, de solidarité et de fête organisée par le CCFD le 24 mars à Saint Chamond,
-   une soirée d’information et de solidarité le 28 mars au centre Saint Augustin
-   un projet de vacances pour les familles cet été,
-   l’amélioration de l’alphabétisation.
Des dossiers ont également été déposés auprès de la CAF pour obtenir des "allocations" pour les familles avec enfants.

Evidemment les conditions de vie restent extrêmement précaires et la promiscuité très importante. Ces deux squats ne constituent pas, en l’état, des solutions durables de logement ou d’hébergement. Mais dès que des choses s’améliorent, des constructions sont possibles.
C’est donc dans ce processus constructif qu’il faut avancer et non dans des décisions d’expulsions qui rejetteraient les familles à la rue et briserait tout ce que la solidarité a commencé à construire.
Or le maire de St Etienne, également président de St Etienne Métropole, s’est toujours refusé à prendre l’engagement qu’il n’y aurait pas d’expulsion après le 15 mars, sans relogement équivalent.
Une expulsion de Montplaisir et de la rue Béraud serait une décision qui nierait tout le travail de solidarité des associations et des nombreuses personnes qui travaillent dans et avec le Réseau de solidarité. Jeter à la rue des familles avec des enfants serait un acte indigne, qui nous ramènerait au procédé utilisé le 25 juillet au terrain du Clapier. Si une telle décision était exécutée beaucoup de personnes et d’associations engagées dans la solidarité, réagiraient vigoureusement.

Le maire doit aller au bout de son engagement public en décidant de poursuivre le dialogue qui s’est esquissé, avec le réseau de solidarité et les familles roms, pour trouver des solutions correctes, durables et dignes d’hébergement, et à terme un logement, un travail, des revenus pour chaque famille.
L’émotion suscitée par l’expulsion du terrain du Clapier, avait amené le maire à proposer, lors du conseil municipal du 4 septembre, d’engager un processus de travail avec les associations pour trouver des solutions notamment en matière d’hébergement, « de se mettre autour d’une table avec tous ceux qui peuvent trouver une solution ».
Une première rencontre avait eu lieu le 1er décembre avec Mme Dumont et Mr Perdriaux, les deux élus désignés par le maire pour mener à bien ce processus de travail. Nous y avions présenté des pistes de travail et ébauché quelques propositions. Mme Dumont avait annoncé qu’une deuxième rencontre aurait lieu début janvier. Or malgré l’envoi d’un courrier du réseau de solidarité le 22 janvier à Mme Dumont et à Mr le Maire, la date pour une deuxième rencontre n’a toujours pas été fixée.

Par ailleurs, les politiques de discrimination et d’exclusion persistent.
Ainsi le Conseil Général refuse d’étudier les dossiers de demande d’allocation pour les familles roms.
Sur une question aussi essentielle que l’accès au travail, l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne n’a pas sensiblement amélioré les choses. Avoir un travail reste, pour la quasi-totalité des roms, administrativement très difficile pour ne pas dire impossible (voir le site du Portail pour l’accès aux droits sociaux). Pourtant plusieurs ont des qualifications et souhaitent travailler.
Les conditions de séjour en France sont toujours aussi précaires. Si les familles ne peuvent pas justifier d’un travail ou de revenus suffisants pour assurer leur séjour, elles sont toujours considérées, au-delà de trois mois, comme étant en situation illégale. C’est la discrimination par l’argent.
Le harcèlement policier continue : arrestation pour contrôle au commissariat à diverses occasions, verbalisation des vendeurs de journaux de rue avec de fortes amendes et confiscation des journaux, pénétration de policiers dans les squats sans mandat de perquisition.

Le travail de solidarité va donc continuer à s’élargir, avec une vigilance particulière pour empêcher des mesures d’expulsion qui ne pourraient être perçues que comme un acharnement destructeur, caressant dans le sens du poil les sentiments xénophobes et racistes.

Georges Günther

Lire également, sur le site du Portail pour l’accès aux droits sociaux un texte de Marcel Jozeau qui fait le point sur le parcours pour l’accès à l’emploi en France des roumains et bulgares depuis le 1er janvier 2007




> Les familles roms installées à Saint-Etienne ne doivent pas être expulsées. Le maire doit aller au bout de son engagement public.
6 mars 2007

Bonjour ;

Hier, 5 mars, nous sommes donc aller en petite délégation au conseil municipal. Nous étions une trentaine avec nos amis roms. Nous voulions assister à ce conseil pour rappeler au maire son engagement public à travailler à des solutions pour un hébergement décent et durable des familles, et dire non à une expulsion sans relogement équivalent. Nous avions deux petites banderoles : « Non à l’expulsion sans relogement décent et durable. », « Mr le Maire, quelle suite à vos propos du 4 septembre pour l’hébergement durable et décent des familles roms ? ».

Nous avons été accueilli par un cordon de policiers municipaux qui nous ont interdit de monter au conseil, conseil pourtant public.

Après 20 minutes de discussions, le maire a accepté que tout le monde puisse assister au conseil municipal, à condition de ne pas déplier nos banderoles, et qu’une adjointe, Mme Dumont, reçoive une délégation. Il a fallu ensuite discuter pour que des roms puissent assister à cet entretien.

Finalement cinq personnes ont été reçues : Doïna, Romica, Marcel, Adeline et moi.

L’entretien a duré une petite demie heure. Mme Dumont nous a confirmé que la mairie souhaitait récupérer l’école maternelle de Montplaisir parce que, dit-elle, nous avons un projet (elle parle de l’installation de la Croix Rouge), elle a refusée de prendre l’engagement qu’il n’y aurait pas d’expulsion sans relogement équivalent.

Nous avons dit que nous souhaitions poursuivre le processus de travail conformément aux propos du maire du 4 septembre, et qu’une expulsion sans relogement équivalent nous ferait réagir très vigoureusement.

Finalement nous avons obtenu une deuxième réunion de travail qui aura lieu lundi 12 mars à 18H en mairie.

Nous ne sommes donc pas venu pour rien.

On peut s’interroger : pourquoi cette stratégie de la tension, de la part de la mairie ? Y a-t-il la volonté de tenter de couper court à un processus de travail qui pourrait déboucher sur des solutions d’hébergement et de logements ?

En tout cas ce que nous souhaitons, avec le réseau de solidarité, c’est la possibilité de poursuivre le processus positif qu’a permis l’énorme travail de solidarité depuis l’installation dans les deux squats de Montplaisir et de la rue Béraud.

Le maire doit aller au bout de son engagement public du 4 septembre.

Georges Günther

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