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Perquisitions
mardi 4 juillet 2006, par Mohamed Chouieb


Jeudi 29 juin 2006 : sur un ton détaché, une voix, je dis une voix car je ne sais même pas s’il y a un être humain derrière elle, évoquait sur France Info l’agression israélienne contre la population de Ghaza. Visiblement déçue de ne pas pouvoir annoncer que des dizaines de cadavres de Palestiniens sont en train de joncher le sol de cette cité martyre, la voix expliquait que Tsahal (l’armée israélienne d’agression et d’occupation pour ce qui ne la connaissent pas par son petit nom) était en train d’effectuer "seulement" des perquisitions.

Quelle banalité et quelle légèreté pour évoquer une chose dont seuls ceux qui ont pu la subir peuvent connaître la terrible violence !
Seulement des perquisitions...

Je me revois enfant pendant la guerre d’Algérie dans ma petite ville de Djidjelli, aujourd’hui Jijel, Petite Kabylie de Babors, un jour d’attentat.
Hurlements de sirènes, fuite éperdue des gens, chacun en direction de son domicile avant que les portes des trois lignes de barbelées entourant la ville ne se referment les unes après les autres. Gare à ceux qui seront pris dans la nasse ! Ils sont passibles de tout, responsables de tout ! Le tabassage, la prison, la torture et parfois, la mort.
En quelques minutes, il n’y plus personne dans les rues ni dans aucun quartier.
Un silence de mort s’abat sur la ville. Le jour devient nuit, la nuit devient cauchemar. Quelques dizaines de minutes ou des heures peuvent passer, et qui nous semblent une éternité, avant que les bruits de moteurs de camions, des chenilles des engins blindés, les aboiements des chiens policiers et les vociférations de la troupe ne prennent possession de la rue. Et soudain, les martèlements des crosses des fusils contre les portes des maisons et les cris des gens.
Terrés, chacun dans son coin, nous attendions notre tour sans jamais savoir, jusqu’à la fin de la guerre qu’est-ce qu’il fallait faire : verrouiller ou déverrouiller la porte ? Si on la verrouille, gare à celui qui ira ouvrir, car Il recevra les coups de crosse des assaillants. Si on la déverrouille, c’est parfois pire, cela veut dire qu’on a laissé la porte ouverte pour pouvoir accueillir facilement les fuyards.
Tout d’un coup, c’est chez nous que ça cogne ! un adulte va ouvrir (on habitait toujours à plusieurs familles dans la même maison) : irruption d’une demi-douzaine de soldats, bousculant, frappant la personne qui ouvre, vociférations, insultes, fouille. Les petits qui pleurent avec les mamans qui tentent de les calmer .
La perquisition dure quelques minutes et se termine systématiquement par la rafle des adultes, emmenés pour des "vérifications" qui s’effectuent généralement dans le stade municipal où tous les hommes de 16 à 70 ans se retrouvent parqués et confrontés à des indicateurs encagoulés avec des sacs de jute.
Mon père, mon oncle, les voisins arrêtés, nous faisons le point des dégâts. L’absence de mobilier faisait que les militaires s’acharnaient sur les seuls bien que nous possédions : les jarres de graines de couscous, d’huile d’olive et de viande séchée ainsi que les matelas et couvertures. Combien de couscous perdu parce que mélangé avec l’huile qui s’est renversée, est-ce que les matelas se sont déchirés, est-ce que le pétrole qui s’est échappé de la lampe quand elle a été cassée a souillé la semoule ?

Lorsque la perquisition s’est déroulée de jour, il faudra attendre les coups de sirène annonçant la levée du couvre-feu pour pouvoir sortir prendre des nouvelles des autres maisonnées. Si c’est la nuit, il faudra attendre jusqu’au matin dans l’angoisse d’un retour des militaires.
Pendant ce temps, les vérifications et les interrogatoires continuent dans le stade et peuvent durer deux journées entières, sans nourriture et sans eau pour les prisonniers. Et puis, on les voit rentrer un à un, hagards, épuisés physiquement, humiliés et vidés moralement par ce qu’ils ont subi et par la peine qu’ils ont pour ceux qui ne sont pas revenus. Car il y a toujours dans ces cas-là, dix à vingt personnes qui sont transférées à la DOP pour interrogatoire poussé, appelé plus communément torture et dont certains, comme deux de nos voisins, ne reviendront jamais.

J’ai lu des articles de journaux décrivant les perquisitions et les rafles en Palestine. Mon Dieu ! Quelle similitude avec les méthodes de la guerre d’Algérie ! On voit bien que la France ne s’est pas seulement contentée de vendre la technologie de la bombe atomique ou des Mirages à Israël !
J’ai su qu’Israël utilise une méthode qui n’a été mise au point que pendant les trois dernières années de la guerre d’Algérie : au lieu de rafler les hommes directement dans les maisons, les militaires se sont mis à sillonner la ville avec des voitures munies de haut-parleurs en demandant à tous les hommes de 16 à 70 ans de se rendre le plus vite possible au stade municipal. Et la perquisition ne venait qu’après.
Avantages de cette méthode :
-  moins de véhicules et de soldats pour transporter les hommes vers le lieu de détention,
-  efficacité de la perquisition avec des familles ne comportant que des femmes, des enfants et des vieillards,
-  et surtout, culpabilité et donc souvent la mort, pour toute personne qui n’a pas exécuté l’ordre de rassemblement et qui a tenté de se cacher.

Cette manière de procéder nous a fait beaucoup de mal et s’est révélée être d’une efficacité et d’une brutalité redoutables car elle exonérait les militaires de tout cas de conscience au nom de la logique suivante : qui veut se soustraire à la rafle est forcément coupable.

C’est comme ça que se déroule une simple perquisition effectuée par un oppresseur face à un peuple désarmé qui se bat pour sa liberté.

La voix de France Info peut bien en parler sur un ton détaché. Ce n’est qu’une perquisition...

Mohamed Chouieb.




> Perquisitions
7 juillet 2006, par KHELIFA
INJUSTICE

bonjour, eh,oui ! la vie d’un Palestinien ne vaut pas bien cher en ces périodes ou ils sont tous devenus des terroristes . je me souviens moi aussi d’une "perquisition" en Mai 1958, dans mon village de naissance, à 14kms de Sétif, et dont le résultat a été la torture et l’assassinat de 5 personnes innocentes sur la place du village.... parmi ces 5 personnes, il y avait 3 fréres .... a l’époque l’armée colonialiste, les avait traités de terroristes du FLN ! ! ! L’HISTOIRE SE REPETE EN PALESTINE,ET L’INJUSTICE CONTINUE, AINSI QUE LA DESINFORMATION PAR QUI ON SAIT.....

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